5 questions à Cedric Lalaury

Pour en savoir plus sur l’auteur…
Cedric Lalaury a remporté le deuxième prix du concours « Des nouvelles pour voyager » avec sa nouvelle sensible et attachante Félicitations Brenda Cornwood.

Cedric a 32 ans et vit dans l'Allier. Diplômé en lettres modernes, il se consacre entièrement à la littérature. Parmi ses  nombreux auteurs de prédilection, on trouve Joyce Carol Oates, Henry James et Stephen King.
Il est l'auteur d'un premier roman, Des silhouettes dans le brouillard, publié en 2015 chez Mon Petit Éditeur.
Portrait…
 
1.Vous avez participé au concours de nouvelles #EcrisMoiUnEPOINTS sur le thème du voyage.  Quelle a été votre motivation ? Qu’évoque pour vous le voyage ?
J'ai découvert le concours de nouvelles #EcrisMoiUnEPOINTS sur Twitter. Il ne m'a pas fallu 30 secondes pour décider d'y participer. Toutes les occasions d'écrire sont bonnes et je trouve toujours intéressant de se soumettre à un thème imposé de l'extérieur, même lorsqu'il est aussi large et porteur de diverses interprétations que peut l'être le voyage. De plus, l'idée de mettre en lumière la nouvelle, genre moins populaire en France que chez les Anglo-saxons, m'a beaucoup plu.
Pour revenir au voyage, je crois que c'est un thème qui ne peut pas laisser insensible un amoureux des livres. Toute lecture, notamment de fiction, est un voyage. Et je crois que l'écriture l'est aussi. On dira que c'est un cliché, mais c'est une chose que j'ai toujours ressentie de manière intime, en lisant ou en écrivant. D'ailleurs, Julien Green disait qu'écrire, c'est partir pour l'aventure.
 
2.Depuis quand écrivez-vous ? Avez-vous un rituel d’écriture en particulier ?
Comme beaucoup de personnes, je peux dire que j'écris depuis l'enfance – de petites histoires pour m'amuser avec mon frère et ma sœur, des petits romans qui s'inspiraient de ce que j'avais lu – puis je me suis mis à l'écriture de manière plus professionnelle à l'âge adulte. J'écris chaque jour, quatre à cinq heures, sans rituel particulier. Seuls le lieu et le support sont immuables : mon vieux bureau et mon petit ordinateur (je ne peux pas écrire lisiblement à la main en raison d'un problème de santé). Quand j'écris, je dois être dans des conditions de calme absolu. Mes chats, qui rôdent toujours autour de moi lorsque j'écris, respectent scrupuleusement cette règle.
 
3.Le fantastique s’est invité dans votre nouvelle Félicitations Brenda Cornwood. Est-ce un genre que vous affectionnez tout particulièrement ?
Ce qui est drôle avec ma nouvelle, Félicitations Brenda Cornwood !, c'est que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle prenne un tour fantastique : c'est venu naturellement au cours de l'écriture. J'aime ne pas avoir une idée trop préconçue de ce que je veux écrire : je préfère me laisser surprendre par ma propre imagination. C'est ce qui est arrivé avec Brenda. Plusieurs des projets qui sont dans mes tiroirs en attente d'être retravaillés ont pris une tournure fantastique alors que je ne l'avais pas préméditée. C'est sans doute parce j'ai gardé un esprit très enfantin, fasciné par les contes et l'irruption du bizarre et de l'inexplicable dans le cours normal de la vie. C'est pourquoi j'aime tant des auteurs aussi divers que Marcel Aymé, Jorge Luis Borges, Henry James ou Stephen King.
 
4.Quelles sont vos influences littéraires ? Un récent coup de cœur à recommander à nos lecteurs ?
Mes influences littéraires sont très nombreuses et plutôt éclectiques : aussi bien Proust, Faulkner, ou Virginia Woolf que Stephen King, Ruth Rendell et Joyce Carol Oates, qui est pour moi un des cinq ou six plus grands écrivains actuels. Parmi mes découvertes récentes, un extraordinaire romancier qui est traduit chez nous depuis moins de trois ans : Tim Gautreaux, écrivain du sud des États-Unis et notamment auteur de Nos disparus. J'ai aussi récemment découvert la romancière Lisa Unger avec un excellent et troublant polar : L'Appel du mal. Je le recommande chaudement. Et je ne peux m'empêcher de citer un livre épatant de Stephen King : Écritures, mémoires d'un métier. C'est un livre exceptionnel qui décrit admirablement la naissance d'un écrivain et son quotidien.


5.Dans les transports, en attendant le médecin, à la terrasse d’un café… Où lisez-vous ? 
Je lis partout, tout le temps et, depuis peu, sur n'importe quel support . Dès que je rencontre une nouvelle personne, il arrive toujours un moment où je lui demande si elle aime lire et si elle a des auteurs favoris, et si je vais chez des amis, je jette à coup sûr un œil discret - ou pas -  à leur bibliothèque. Quand je lis et que j'ai quelque chose d'important à faire, je suis obligé de programmer une alarme, sinon, mes rendez-vous seraient tous loupés et les plats que je cuisine carbonisés. Les livres sont vraiment ma vie. Je ne peux pas concevoir mon existence sans une bibliothèque bien fournie.


Sur ePoints, lisez Félicitations Brenda Cornwood !
Article suivant

5 questions à Laurent Cruel

Pour en savoir plus sur le lauréat du concours
Laurent Cruel a remporté le premier prix du concours « Des nouvelles pour voyager » avec sa nouvelle loufoque et dynamique Y en aura pas pour tout le monde.